CRITIQUE – Le phénomène Crazy Rich Asians tient-il toutes ses promesses ?

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Des mois qu’on vous en parle ! Carton surprise de l’été au box-office américain, Crazy Rich Asians débarque enfin en France ce mercredi 7 novembre. Mais est-ce qu’il a convaincu notre coeur de Guimauve ?

Il est devenu cet été la comédie romantique à avoir rapporté le plus d’argent en dix ans. Rien que ça. Porté par le fait qu’il s’agit du premier film au casting 100% asiatique depuis 25 ans à Hollywood et appuyé par un solide bouche-à-oreille, Crazy Rich Asians a survolé le box-office américain. On n’est pas peu fier de dire qu’on a eu du flair car Guimauve vous en parlait dès le mois d’avril et la publication de sa bande-annonce.

Après plusieurs changements, la sortie française de Crazy Rich Asians a été fixée au mercredi 7 novembre. Guimauve a pu le découvrir en avant-première, l’occasion de se faire ENFIN notre avis sur un film dont le trailer nous avait enchantés. Le phénomène est-il à la hauteur de nos attentes ? On l’a passé au détecteur, non pas de mensonges, mais de promesses tenues.

La promesse du voyage ? Check

Le film débute à New York, où Nick Young (Henry Golding) annonce à sa petite amie Rachel Chu (Constance Wu) qu’il souhaite la présenter à sa famille qui vit à Singapour. Nos deux tourtereaux s’envolent donc vers l’Asie. Paysages magnifiques, découverte en détail de la culture asiatique, Crazy Rich Asians est une sublime carte postale de cette cité-Etat et ne nous donne qu’une envie, la découvrir de nos yeux !

La promesse de la démesure ? Check

« Ils ne sont pas juste riches, ils sont crazy riches », lâche Peik Lin (Awkwafina) à son amie Rachel pour parler de la famille de Nick. Du voyage en première classe ultra-sophistiquée à la séance shopping qui débouche sur l’achat d’une paire de boucles d’oreilles à plus d’un million de dollars, l’extravagance est le leitmotiv de Crazy Rich Asians. Sans que forcément cette démesure ne s’accompagne du bon goût… Qu’importe, on en prend plein les yeux face à ce luxe incroyable. Le bémol ? On a eu un peu de mal à s’identifier aux personnages aux bourses bien plus remplies que les nôtres. Singapour, ton univers impitoyable !

© Warner Bros Pictures

La promesse de la love story ? À moitié check

L’histoire de Nick et Rachel, aussi mignonne soit-elle, n’est au final reléguée qu’au second plan. Car plus que d’amour, c’est de la lutte pour celui-ci que nous parle Crazy Rich Asians. Des préjugés des plus riches sur cette jeune femme à qui l’on mène la vie dure parce qu’elle a le tort de venir d’une différente classe sociale. On s’attendait à une romance grandiloquente, il n’en est rien.

On a même eu envie de gifler plusieurs fois Michelle Yeoh, géniale en chef de clan qui cherche à diriger la vie amoureuse de son fils et ne veut qu’une héritière fortunée pour lui. On a malgré tout eu notre moment super Guimauve lors de la scène du mariage (pas celle de nos héros, on ne vous spoile rien !), sans aucun doute l’une des plus belles qu’on ait pu voir au cinéma.

Michelle Yeoh dans Crazy Rich Asians

© Warner Bros Pictures

La promesse du divertissement ? Check

On a ri pendant Crazy Rich Asians. Et on le doit à une famille complètement dingue qui nous a donné la banane, dont les exceptionnels Ken Jeong et Awkwafina. Leurs personnages ont hérité des répliques les plus succulentes et des looks les plus délirants. De quoi donner au film un sacré coup de boost et la dose d’autodérision dont il avait besoin.

Awkwafina dans Crazy Rich Asians

© Warner Bros Pictures

Verdict : A trop attendre ce film et au regard du succès phénoménal glané outre-Atlantique, on s’attendait à une romance solaire qui surpasserait Love, Simon (toujours notre coup de coeur 2018). S’il n’est pas totalement ce qu’on imaginait, Crazy Rich Asians reste un divertissement efficace porté par un casting au top et une bande-son magique, où les plus grands titres pop, de Madonna à Coldplay, ont droit à leur version en chinois.

Crazy Rich Asians (2018)
de John M. Chu, avec Constance Wu, Henry Golding, Awkwafina et Michelle Yeoh
en salles le 7 novembre

Notre avis :
Beaucoup


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A propos de l'auteur

Praline

J'avais vu Dirty Dancing avant même de savoir marcher et les téléfilms du début d'après-midi de M6 n'ont aucun secret pour moi. La plus belle des preuves d'amour ? Le "si tu sautes, moi je saute pas vrai" de Rose et Jack alors que le Titanic est en train de couler.

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