CRITIQUE – After, chapitre 1 : quelle déception…

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A quoi bon attendre une adaptation depuis des années si c’est pour recevoir un film plat et chaste ? After est loin de remplir le cahier des charges et je ne suis pas, mais alors pas du tout satisfaite.

J’aurais bien voulu classer cet article dans notre rubrique « Sucette », consacré aux romances un peu hot. Mais After, chapitre 1 étant à peu près aussi chaud qu’une bouilloire oubliée au congélateur, je n’en ai pas vu l’intérêt. Comme beaucoup d’Afternators – ou en tout cas comme beaucoup de celles qui ont apprécié la saga d’Anna Todd – les espoirs étaient permis quant à l’adaptation du premier volet des amours torrides de Hardin et Tessa.

La bande-annonce, dont Guimauve vous avait parlé dès le mois de novembre, laissait présager un film bonbon. Le résultat va au-delà du sirupeux, même pour moi qui suit la co-maman d’un site appelé… Guimauve. J’aime les bons sentiments mais là, c’était trop pour moi. Le film de Jenny Gage a dénaturé le roman d’Anna Todd, remisant totalement au placard la relation abusive et toxique entre nos tourtereaux ainsi que l’éveil sexuel de la jeune femme qui est, doit-on encore le rappeler, blanche comme neige au début de l’histoire.

Si vous n’avez pas lu le roman, vous n’allez rien comprendre

Si vous pouviez compter sur les doigts d’une main les scènes de sexe dans 50 Nuances de Grey, rangez vos mains lors du visionnage d’After car vous n’aurez besoin que de votre pouce. Et peut-être de votre index. Vous verrez bien une ouverture de préservatif et une braguette qu’on baisse. Mais c’est tout. Vous ne verrez pas le premier orgasme de Tessa au bord du lac ni les baisers langoureux dans sa chambre d’étudiante. Car tous ces passages ont été supprimés d’un scénario confus qui n’en mène pas large. C’est simple : si vous n’avez pas lu le roman, vous n’allez rien comprendre.

Tout va beaucoup trop vite, certains personnages s’excusent presque d’être là et d’autres doivent sans doute se demander pourquoi ils ont signé. Mais que sont donc venus faire Peter Gallagher (Newport Beach) et Jennifer Beals (Flashdance) dans cette galère ? On applaudit le choix de Josephine Langford, plutôt bonne en ingénue sûre d’elle. On regrette en revanche celui de Hero Fiennes Tiffin dont les traits de mannequin n’arrivent pas à faire oublier qu’il n’a rien du bad boy décrit dans les romans. Trop fade, pas assez mûr. On ne va pas au cinéma pour voir du porno soft mais j’attendais tout de même un peu d’érotisme dans l’adaptation d’un… roman érotique. Etait-ce trop demandé ? Difficile de croire que ce film a mis cinq ans à se monter. On ne peut que se sentir désolé pour Anna Todd. Et pour nous, d’avoir perdu 1h45 de nos vies. Allez hop, on retourne à la lecture !

 

 

After, chapitre 1 (2019)
de Jenny Gage avec Josephine Langford, Hero Fiennes Tiffin
en salles le 17 avril

Notre avis :
Pas du tout


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A propos de l'auteur

Praline

J'avais vu Dirty Dancing avant même de savoir marcher et les téléfilms du début d'après-midi de M6 n'ont aucun secret pour moi. La plus belle des preuves d'amour ? Le "si tu sautes, moi je saute pas vrai" de Rose et Jack alors que le Titanic est en train de couler.

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